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Que me manque-t-il ? Rien. 

Que me manque-t-il ? Rien. Alors je suis heureux.

Tout est calme, c’est bien, alors je vais pouvoir

Déchaîner tout d’un coup la violence inouïe

Qui sommeille en dedans et m’empêche le soir

De trouver le repos. C’est une bête enfouie

Quelque part, là au fond, où c’est noir, où ça rampe,

Où ça ronfle, une plante, qui gonfle à la nuit

Et se répand. Alors à minuit j’ai les tempes

Chaudes et qui me battent, qui me font un bruit

Tel que tout serait bon pour trouver le silence.

J’ai frotté fort, très forts, mes doigts contre mes dents

Et contre ma gencive. Elle avait une odeur.

Quelque chose germait qui touchait à l’enfance.

J’ai senti la poussée du squelette en dedans

Qui serrait la mâchoire en attendant son heure.

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